Symbole de saint ATHANASE
St Athanase, Evêque, Confesseur et Docteur de l’Eglise. Fête le 2 mai.
L’Eglise toute couverte encore du sang de ses martyrs, allait, au V° siècle, avoir à subir des assauts plus redoutables encore de l’hérésie. ARIUS ose dépouiller le divin Ressuscité de toute sa gloire de FILS de DIEU pour en faire une simple créature plus élevée que les autres en grâce.
Dieu alors suscita St Athanase, « il le remplit de l’Esprit de sagesse. » Eccl. 15, 5, et « l’oint, [comme évêque d’Alexandrie ] de son huile sainte. » Ps. 88, 21-22, car athlète du Christ, il eut à prêcher la vérité du Maître, au prix de sacrifices sans nombre. Lire 2° ép. Corinthiens 4, 5-14 et Matthieu 10, 23-28.
En 323, Athanase fut le héraut de l’illustre assemblée des trois cent dix huit évêques qui condamnèrent ARIUS au Concile de NICEE, en proclamant que Jésus était le Fils consubstantiel du Père.
Aussi est-il souvent représenté avec un symbole de la sainte Trinité comme attribut.
Il mourut en373 et fut nommé Docteur de l’Eglise.
Affirmons comme St Athanase la Divinité de Jésus ressuscité en récitant le symbole de foi :
Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, garder la foi catholique.
Que chacun doit conserver inviolée dans son intégrité, sous peine, sans aucun doute, d’éternelle perdition.
Voici donc ce que nous demande la foi catholique : que nous vénérions un seul Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l’unité.
Sans confondre les personnes, ni diviser la substance.
Car autre est la personne du Père, autre celle du Fils, autre celle de l’Esprit-Saint.
Et cependant du Père et du Fils et du Saint-Esprit, une est la divinité, égale, la gloire, coéternelle la majesté.
Tel est le Père, tel est le Fils et tel l’Esprit-Saint.
Incréé est le Père, incréé est le Fils, incréé l’Esprit-Saint.
Immense est le Père, immense le Fils, immense l’Esprit-Saint.
Eternel est le Père, éternel le Fils, éternel l’Esprit-Saint.
Et cependant il n’y a pas trois éternels, mais un seul éternel.
Ni trois incréés, ni trois immenses, mais un seul incréé et un seul immense.
De même tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant l’Esprit-Saint.
Et cependant il n’y a pas trois tout-puissants ; mais un seul tout-puissant.
De même, le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu.
Et cependant il n’y a pas trois Dieux, mais un seul Dieu.
De même, le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur.
Et cependant il n’ya pas trois Seigneurs, mais un seul Seigneur.
Car tout comme nous sommes tenus par la vérité chrétienne de confesser que chaque personne prise à part est Dieu et Seigneur, ainsi nous est-il défendu par la religion catholique de dire qu’il y a trois Dieux et trois Seigneurs.
Le Père n’est fait par personne, ni créé, ni engendré.
Le Fils est du Père seul, non pas fait, ni créé, mais engendré.
Le Saint-Esprit est du Père et du Fils, non point fait, ni créé, mais procédant.
Il n’y a donc qu’un Père et non trois Pères : un Fils et non trois Fils, un Esprit-Saint et non trois Esprits-Saints.
Et dans cette Trinité, rien d’antérieur ou de postérieur, rien de plus grand ou de moins grand, mais en tout les trois personnes sont mutuellement coéternelles et coégales.
En sorte que de toute façon, comme on l’a dit plus haut, nous devons vénérer l’unité dans la Trinité et la Trinité dans l’unité.
Mais il est nécessaire au salut éternel que l’on croie fidèlement aussi à l’Incarnation de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Il est donc de la rectitude de la foi, que nous croyons et confessions que Notre-Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu est Dieu et homme.
Il est Dieu, engendré de la substance du Père avant les siècles ; et, il est homme né dans le temps de la substance d’une mère,
Dieu parfait et homme parfait, subsistant dans une âme raisonnable et une chair humaine.
Egal au Père selon la divinité, moindre que le Père selon l’humanité.
Bien qu’il soit Dieu et homme, il n’est pas deux mais un seul Christ.
Un, non point par un changement de la divinité en chair, mais par l’assomption de l’humanité en Dieu.
Tout à fait un, non point comme confusion de substance, mais par unité de personne.
Car de même que l’âme raisonnable et la chair ne font qu’un homme, ainsi Dieu et l’homme ne font-ils qu’un Christ.
Qui a souffert pour notre salut, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts.
Est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père Tout-Puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts.
A son avènement, tous les hommes doivent ressusciter avec leurs corps, et rendre compte de leurs actes personnels.
Et ceux qui auront fait le bien iront à la vie éternelle ; mais ceux qui auront fait le mal, au feu éternel.
Voilà la foi catholique, que chacun doit croire fidèlement et fermement, sous peine de ne pouvoir être sauvé.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
HYMNE
A cette heure, Esprit-Saint, qui ne faites qu’un avec le Père et le Fils, daignez venir en nous sans tarder, répandez-vous dans notre cœur.
Que bouche, langue, âme, sens, vigueur fassent retenir la louange, que la charité nous enflamme, que son ardeur embrase notre prochain.
Exaucez-nous, Père très bon, et vous, l’Unique égal au Père, avec l’Esprit Paraclet régnant dans tous les siècles. Ainsi soit-il.
